Tout ce qui heurte les sentiments individuels du public peut être éthiquement répréhensible. À cet égard, la création de deepfakes peut manipuler, induire en erreur et provoquer les gens en volant leur identité, en provoquant une fraude financière et en nuisant à leur réputation. Compte tenu de son impact négatif, plusieurs organisations et gouvernements de divers pays ont pris des mesures préventives pour limiter sa circulation.
Néanmoins, les experts considèrent les deepfakes comme une arme à double tranchant, comportant à la fois des menaces et des avantages. Ils affirment que si les médias synthétiques sont créés avec une intention positive, ils ne causeront aucun dommage et peuvent être avantageux dans de nombreux secteurs, comme l’éducation et le marketing.
Examinons les principes éthiques régissant la création de « deepfakes » et voyons comment cette technologie peut être mise en œuvre de manière positive.
Principes éthiques pour la création de deepfakes :
La création de médias synthétiques, ou « deepfakes », constitue une préoccupation éthique et juridique majeure à notre époque. Elle représente une menace importante pour la vie privée des individus sur les plateformes numériques. Des criminels utiliseraient des images, des vidéos et des voix de personnes pour les manipuler tout en créant de nouvelles identités fictives à leur effigie. Faute de compréhension, les spectateurs finissent par croire à l'authenticité de ces contenus manipulés.
Toutefois, les premières utilisations des « deepfakes » ne comportaient pas de contenus aussi préjudiciables. Ces techniques étaient alors employées uniquement à des fins de divertissement, pour créer des animations à caractère humoristique. La situation a radicalement changé lorsque la technologie a commencé à être utilisée pour produire des contenus abusifs ou à caractère pornographique. Voici quelques lignes directrices concernant la création de deepfakes, visant à en limiter les usages abusifs :
Respectez la vie privée d'autrui : les créateurs de « deepfakes » ciblent n'importe qui, quel que soit son statut social. Ils peuvent ainsi usurper l'identité de n'importe quelle personne, portant atteinte à sa vie privée. Respecter la vie privée implique de ne pas utiliser illégalement les données personnelles d'autrui.
Recueil du consentement : il est évident que les criminels ne préviennent pas avant de commettre un délit. Toutefois, la création de deepfakes doit s'inscrire dans une procédure de recueil du consentement afin de lever les problèmes éthiques et juridiques qu'elle soulève. En outre, ce consentement permettra de définir plus clairement dans quelle mesure les créateurs sont autorisés à intégrer des éléments issus de la technologie deepfake.
Les motivations financières sont les pires : tout en cherchant à tirer parti des retombées positives de la technologie des « deepfakes », il faut renoncer à vouloir satisfaire des intérêts financiers. L'escroquerie figure parmi les pires usages de cette technologie.
Diffamation : Lors de la création de médias synthétiques ou de « deepfakes », il convient de garder à l'esprit que l'image ou la vidéo générée ne doit pas avoir pour but de diffamer ou de manquer de respect à une quelconque personne.
Comment les directives éthiques pour la création de deepfakes en révèlent les aspects positifs :
L'établissement de directives éthiques pour la création de « deepfakes » favorisera une mise en œuvre bénéfique et avantageuse de cette technologie. De telles pratiques permettront de dissiper les préoccupations éthiques liées aux médias synthétiques et de redorer l'image de cette technologie destinée à simplifier des tâches complexes. Voici quelques secteurs dans lesquels les « deepfakes » peuvent s'avérer bénéfiques :
Éducation:
La technologie de « deepfake » basée sur l'IA peut s'avérer étonnamment utile dans le secteur de l'éducation. Les enseignants ou les établissements d'enseignement peuvent tirer parti de ce mécanisme pour rendre les programmes scolaires complexes plus accessibles aux élèves. Chaque cours, en particulier en histoire, peut être structuré en temps réel devant les apprenants.
Divertissement:
La technologie du « deepfake » peut s'avérer utile dans l'industrie du divertissement et du cinéma. L'animation est un genre cinématographique majeur à notre époque. Dans ce type de films, le deepfake permet de créer des personnages, des scénarios artificiels, et bien plus encore, tout en faisant gagner du temps lors de la production.
Commercialisation:
Les personnages synthétiques, ou avatars, sont très prisés dans le secteur du marketing. La technologie du « deepfake » peut y être exploitée pour renforcer l'engagement du public grâce à des démonstrations personnalisées mettant en scène ces personnages. Les professionnels du marketing ont généralement recours au métavers ou à des environnements virtuels pour déployer ces deepfakes à des fins promotionnelles.
Remarques finales :
Les « deepfakes » illustrent la puissance des avancées technologiques, lesquelles peuvent s'avérer aussi bien bénéfiques que dévastatrices. À l'heure actuelle, le recours à de tels procédés peut engendrer des risques éthiques et de cybersécurité. Toutefois, une utilisation appropriée — respectant les directives établies pour la création de deepfakes — permet à cette technologie fondée sur l'IA d'apporter des avantages considérables aux particuliers comme aux grandes organisations. La création de deepfakes ne doit en aucun cas être motivée par des intentions malveillantes ou menaçantes envers autrui. Consultez nos articles de blog pour approfondir vos connaissances sur diverses tendances du marketing.




